ukraine soutien La compagnie FOR, dans le droit fil des Lumières dont elle entend prolonger l’héritage, soutient la résistance des Ukrainiens et de tous ceux qui luttent, en Russie et ailleurs, contre les fauteurs de guerres impérialistes…

La soirée organisée le lundi 11 avril avec Le Théâtre de Carouge a réuni 130 personnes, heureuses de participer à cette action en faveur de la résistance ukrainienne et très touchées par les poèmes de Yuri Andrukhovych, Lioubov Iakimtchouk, Serhiy Jadan, Kateryna Kalytko, Vasyl Stus et Martin Rueff.

La somme de CHF 2’500, recueillie à l’issue de cette soirée et versée au Comité Ukraine Genève, est destinée à l’accueil des réfugiés mis en place à la Gare Cornavin.

Après avoir organisé, en soutien à la résistance du peuple ukrainien, un premier rassemblement au Châtelard de Ferney-Voltaire le 13 mars, la compagnie FOR vous convie à une soirée au Théâtre de Carouge le 11 avril, à 19h30.

Théâtre de Carouge, 11 avril : voir l’affiche(pdf) 

La guerre impérialiste conduite par le gouvernement actuel de la Russie nous remplit d’effroi. Afin de sortir de la sidération, de dépasser le sentiment d’impuissance qui nous accable devant le spectacle en temps réel des images de la guerre, nous devons nous rassembler, réfléchir ensemble et tenter de comprendre ce qui arrive.

La catastrophe qui se déroule en Ukraine apporte un éclairage particulièrement vif sur la situation géopolitique depuis la chute du mur, sur les stratégies des blocs, autrement dit des empires, sur leurs calculs, leurs mensonges et leurs menaces, sur la relation de l’impérialisme avec la mondialisation des échanges, sur la nécessaire solidarité entre les peuples et l’impératif de l’asile, bref, sur l’état de notre planète.

Soutenir aujourd’hui le peuple ukrainien dans sa lutte contre l’envahisseur ça n’est pas seulement un devoir d’assistance envers un peuple en danger, c’est aussi soutenir la résistance démocratique en Russie et lutter pour un monde plus juste, délivré de ses logiques impérialistes et de ses tendances suicidaires.

Hervé Loichemol Michel Iogna-Prat Mathieu Menghini

COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE UKRAINIEN ET AVEC LES OPPOSANT•E•S RUSSES À LA GUERRE
— DIE-IN JEUDI 17 MARS 12h30 en face du 15 avenue de la PAIX —

Il y a de cela 3 semaines exactement, le jeudi 24 février, le régime russe a lancé une guerre d’agression sur l’ensemble du territoire ukrainien.La situation présente est l’amorce de bouleversements d’ampleur dont les conséquences sont catastrophiques pour le monde entier.
Nous exigeons le retrait immédiat du territoire ukrainien des forces d’agression russes, défendons le droit de résistance de la population ukrainienne, et soutenonsla montée du mouvement populaire contre Poutine en Russie même.
Les crimes innommables actuellement commis en Ukraine contre des civils, des femmes, des enfants, nous écœurent et nous révoltent.
Les Conventions de Genève et leurs protocoles additionnels contiennent les règles essentielles du droit international humanitaire, qui fixe des limites à la barbarie de la guerre. Ces traités protègent les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités. Les Conventions et leurs Protocoles prévoient que des mesures seront prises pour prévenir ce que l’on appelle les « infractions graves » ou y mettre un terme ; les auteurs de ces infractions doivent être punis. Nous saluons la décision de l’ONU d’établir une commission d’enquête internationale indépendante afin de recueillir, rassembler et analyser les éléments de preuve attestant de violations des droits humains et du droit international humanitaire résultant de l’invasion russe en Ukraine, en vue de futurs procès, et d’identifier les responsables de ces violations, afin qu’ils aient à répondre de leurs actes.

Merci de venir vêtu-e-s de noir pour ce DIE-IN pacifique et silencieux devant le 15 avenue de la Paix, soit en face de la mission russe, le jeudi 17 mars à 12h30.Prenez un panneau, vos mots, pour exprimer le dégoût et le refus de l’agression militaire.

Comité Ukraine Genève
info@comite-ukraine-geneve.ch

LUMIÈRES D’UKRAINE

Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient de son temps. Giorgio Agamben.

Ce rassemblement, décidé dans l’urgence par Michel Iogna-Prat, Mathieu Menghini et moi-même, répond à une situation politique et militaire inédite, grave, inquiétante, épouvantable, dangereuse, que tout le monde connaît. Chacun en effet peut suivre en direct l’évolution de cette guerre et est frappé de sidération en voyant, heure par heure, minute par minute, l’étendue croissante des destructions et des assassinats.

C’est dire que nous arrivent d’Ukraine des éclairs qui nous saisissent, nous bouleversent, et nous révoltent. Et qui provoquent un réflexe d’assistance et de solidarité envers les victimes, toutes les victimes, de cette guerre, comme de toute guerre. Ce mouvement de solidarité considérable, nous réjouit, mais il lui faudra probablement s’installer dans la durée car la logique et les conséquences de cette affaire semblent malheureusement promises à un bel avenir.

C’est dire aussi que, si ces événements nous touchent tant et provoquent une telle mobilisation, c’est parce qu’ils jettent sur notre situation une lumière paradoxale et font apparaître notre présent sous un jour nouveau. La séquence ouverte par l’armée russe le 24 février est d’une gravité telle qu’elle nous contraint à ouvrir les yeux, sur les profondes modifications des équilibres politiques depuis la chute du mur, sur l’état de l’Europe, sur celui de notre planète, et à engager sans délai une réflexion sur l’avenir que nous désirons.

Passé le premier choc du saisissement, j’ai estimé, comme, Mathieu, comme Michel, comme Guillaume, comme Martin, tant de gens à travers le monde, que la position de spectateur devant les écrans pouvait avoir quelque chose de honteux si elle ne débouchait pas sur un choix, sur une action, sur un engagement, sur une manifestation de solidarité ou sur un poème.
Habitant Ferney-Voltaire, j’ai considéré de surcroît que nous avions sur ce point une responsabilité particulière, que, à l’exemple de Voltaire, nous ne devions pas détourner le regard quand l’injustice frappe à notre porte et que nous ne pouvions faire l’impasse sur les philosophes des Lumières.
Je me suis souvenu que Ferney a été pendant une dizaine d’années une ville refuge, que nous y avons accueilli des artistes algériens, turcs, bosniaques, congolais, persécutés dans leur pays et que nous devons refaire de cette petite ville un foyer d’hospitalité, de réflexion et de création.
La Compagnie théâtrale que j’anime est solidaire non seulement du peuple ukrainien, c’est une évidence, mais aussi de tous les russes qui luttent contre l’opération spéciale de Poutine. En particulier des artistes russes qui ont pris le risque de protester en Russie contre cette guerre impérialiste et ont démissionné de leur poste. Elena Kovalskaya, pour ne citer qu’elle, directrice du théâtre d’État et du Centre culturel Vsevolod Meyerhold de Moscou a annoncé, dès le début de l’invasion, sa démission en ces termes : « Je démissionne du poste de directeur du théâtre d’État. Je ne peux pas continuer à travailler pour un meurtrier et être payée par lui ».

De même que le courage des Ukrainiens ravive le nôtre, les sombres lumières venues d’Ukraine comportent aussi leurs clartés et ravivent aujourd’hui les nôtres.

Hervé Loichemol
Ferney-Voltaire 13 mars 2022

DÉCLARATION DE FONDATION DU COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE UKRAINIEN ET AVEC LES OPPOSANT•E•S RUSSES À LA GUERRE

— Genève, le 1er mars 2022 —

Le 24 février, le régime russe a lancé une guerre d’agression sur l’ensemble du territoire ukrainien. Sous le coup des bombes, de l’aviation et des avancées au sol, l’Ukraine et ses forces de défense tentent de ralentir l’avancée russe tandis que des centaines de milliers de personnes se réfugient à l’étranger (des millions sont déjà déplacées au sein même du pays).
La situation présente est l’amorce de bouleversements d’ampleur dont les conséquences pourraient être catastrophiques pour le monde entier. Il est de notre responsabilité d’agir là où nous nous trouvons, en Suisse ou ailleurs, autour de revendications fondamentales. Notre solidarité va aux peuples, non aux États.
Nous exigeons le retrait immédiat du territoire ukrainien des forces d’agression russes, défendons le droit de résistance – y compris armé – de la population ukrainienne, et espérons une montée du mouvement populaire contre Poutine en Russie même.
Nous soutenons les actions et prises de position des opposant•e•s russes à la guerre, dont nous nous efforcerons de relayer les initiatives. Nous saluons leur courage et leur détermination face à la répression et aux mensonges du pouvoir.Nous revendiquons la libération sans conditions des quelque 7000 opposant•e•s à la guerre emprisonnés à ce jour.
Nous demandons également l’ouverture des frontières de l’Union européenne et de la Suisse pour toutes et tous les réfugié•e•s, l’organisation rapide et efficace de leur accueil, quel que soit leur statut. Nous appelons et relaierons les actions de soutien concret aux réfugié•e•s.
Nous appelons les autorités helvétiques à poursuivre et à développerles sanctionsprises contre les entreprises et les membres de la classe dominante russes dont des fonds sont dans des établissements suisses ainsi qu’à l’encontre de tout commerce de matière première avec la Russie de la part des entreprises ayant leur siège en Suisse. Loin d’être un petit pays neutre sans importance dans le commerce international, la Suisse abrite de nombreuses opérations financières décisives – en particulier dans le domaine énergétique – qui concernent directement la Russie.
Retrait immédiat des troupes russes de tout le territoire ukrainien !

Soutien à la résistance ukrainienne. Pour la défense d’une Ukraine indépendante et démocratique !
Pour un accueil sans discrimination des réfugié•e•s !
Solidarité avec les opposant•e•s russes à la guerre de Poutine !
Blocagedes avoirs liés au régime de Poutine abrités dans des institutionsdont le siège est en Suisse !

Le Comité de solidarité avec le peuple ukrainien et avec les opposant•e•s russes à la guerre, fondé à Genève le 1er mars 2022, soutiendra et relaiera les initiatives correspondant à l’orientation qui précède. Il engagera des activités propres dans le canton de Genève, qu’il s’agisse d’actions humanitaires concrètes, de soutien aux réfugié•e•s ainsi qu’aux intellectuel•les et militant•e•s russes réprimé•e•s tout en s’efforçant d’apporter des éléments permettant de comprendre ce qui se passe.

C’est un libre souci de la vérité universelle, c’est la haine ou le dédain du préjugé, c’est l’incessant appel à la raison, c’est la large sympathie humaine qui va à tous les peuples et à toutes les races, surtout à tous les efforts de civilisation et de pensée, sous quelque forme et en quelque nation qu’elles se produisent ; c’est le besoin de tout comprendre et de tout harmoniser, de briser l’unité factice de la tradition pour créer l’unité vivante de la science et de l’esprit ; c’est l’inspiration encyclopédique et cosmopolite ; la passion de la science et de l’humanité ; c’est le grand mouvement que les Allemands ont appelé l’Aufklarung, reflet du mot que le XVIIIe siècle aimait tant et qui avait alors un éclat tout jeune et tout vif : les Lumières.

Jean Jaurès

Chères Amies, Chers Amis,
Pour des raisons d’agenda, je ne peux pas me déplacer pour être avec vous ce soir, mais votre invitation à réfléchir et tenter de comprendre ce qui arrive me touche. Permettez à un modeste ressortissant d’un pays du sud d’apporter sa touche dans cet effort.
La solidarité populaire pour le peuple ukrainien est à la fois humaine et porteuse de questions. Les larmes et l’indignation face à l’agression militaire russe sont légitimes, la résistance ukrainienne à l’invasion est juste, la solidarité avec les réfugié-e-s est un devoir moral, voire un réflexe naturel. En tant que citoyen genevois, je suis concerné comme vous, concrètement, dans mon quartier.
Cependant, je ne suis pas seulement Genevois. Il y a 48 ans, mes parents nous ont emmenés jusqu’ici pour nous préserver d’une dictature réactionnaire sans pitié, née d’un coup d’État sanglant, imaginé et planifié dans les bureaux du Département d’État et de la CIA, à Washington.
En tant que Chilien, élevé dans la conscience de la dissymétrie des relations Nord-Sud, je fais partie de ce qu’on appelle le Global South, qui regarde avec curiosité comment en occident l’empathie populaire pour les Ukrainien-ne-s fusionne avec le ton offensif des gouvernements européens et atlantistes, qui ripostent aux Russes avec des sanctions et des livraisons d’armes. Des centaines de milliers de dons modestes offerts par les simples gens se joignent aux centaines de millions de dollars et d’euros qui sont débloqués par les États riches pour envoyer des armes. Les gens offrent du logement, qui une chambre, qui son chalet, alors qu’un dispositif inédit d’accueil se met en place pour accueillir les réfugiés. Cette unanimité interroge.
Genève est une ville multiculturelle. Des gens de partout s’y concentrent et beaucoup observent leurs concitoyens blancs se mobiliser comme jamais ils ne l’ont fait dans d’autres situations. Sans sombrer dans la concurrence des souffrances, on ne peut faire l’économie du constat. On regarde avec tristesse le racisme qui suinte dans les médias pour hiérarchiser les réfugié-e-s provenant d’Ukraine selon la couleur de peau.
On ne peut pas regarder la générosité qui se déploie pour accueillir les Ukrainien-ne-s en oubliant les sentiments qui allaient du mépris à la condescendance à l’égard des réfugié-e-s afghan-e-s, qui essayaient de fuir Kaboul en août 2021. Dans les deux cas, l’occident fait des promesses irresponsables qu’il ne sait pas tenir, puis abandonne à leur sort qui collabore et croit à ces promesses.

Dans les médias occidentaux, la résistance ukrainienne est héroïque, mais la même résistance exercée par les Palestiniens y est regardée avec froideur alors que le régime israélien agresseur a droit à tous les égards dans les capitales européennes. Comble du sarcasme, il espère même tirer profit de cette guerre en tant que médiateur. Pour l’Ukraine, les marques qui font la fierté du bonheur capitaliste, McDonald’s, Coca-Cola, Adidas, Puma etc., ont quitté en quelques jours l’énorme marché russe, alors que les appels à boycotter la colonisation et l’apartheid israéliens passent pour antisémites dans l’opinion dominante occidentale.
Tout cela, on le regarde ailleurs qu’ici avec un sentiment d’injustice et d’indignation.
Les latino-américains ont eu à affronter à de nombreuses reprises les complots et les guerres menées par les États-Unis et les oligarchies créoles ennemies des peuples. Ces dernières années, le Vénézuela et la Bolivie ont eu à en faire les frais, avec d’ailleurs la participation de plus en plus active de l’Union européenne. L’ensemble du monde occidental a observé d’un œil distrait les tentatives de putsch au Vénézuela et tous les gouvernements occidentaux participent à l’étouffement de ce pays à coups de sanctions unilatérales. Le Vénézuela organise pourtant autant d’élections que la Suisse des votations.
Je me souviens du mépris raciste avec lequel les gouvernements occidentaux ont traité le président Evo Morales en forçant son avion à atterrir en Autriche quand ils soupçonnaient la Bolivie d’avoir donné asile à Edward Snowden (2013). Je me souviens comment nos médias suisses et français, si moraux, ont habillé de vertu le renversement illégal du président Morales par une élite blanche, chrétienne fanatique, raciste et rétrograde (2019).
Les peuples latino-américains, africains, arabes, asiatiques, et d’anciens États européens connaissent bien les guerres et les conquêtes capitalistes, le colonialisme et la recomposition sanglante du monde en blocs impériaux: la Chine a éprouvé la canonnière et l’opium, le Congo a connu Léopold, le Rwanda a connu les Belges, les Allemands, les Français et le génocide, les Japonais se souviennent d’Hiroshima et Nagasaki, le Vietnam a connu la « crevette Bigeard » française avant le napalm étasunien, l’Algérie la gégène, Cuba résiste à un blocus interminable, l’Iran a connu Saddam Hussein en tant que marionnette des USA, puis l’Irak a connu la destruction et la misère par une coalition U. S. et occidentale non agrée par l’ONU, Belgrade a connu les bombes de l’OTAN, le Chili a connu le néolibéralisme qui s’est par la suite répandu jusqu’ici sous forme de délocalisations et de privatisations de services publics, l’Ukraine est à son tour le théâtre d’une nouvelle guerre capitaliste. Le camp vainqueur de la guerre froide a orchestré le remplacement de la lutte des classes sociales par les haines ethniques et les guerres de civilisation. Dans certains pays la russophobie ou la peur de passer pour des soutiens de Poutine pousse même les dirigeant-e-s de l’intelligentsia à effacer Moussorgski, Tchaïkovski et les œuvres russes des répertoires des institutions culturelles. À Milan, une conférence sur Dostoïevski a été annulée. Il est temps de reprendre nos esprits.
Vous l’aurez compris, ma réponse à votre invitation au Châtelard vise à contribuer, depuis un autre hémisphère au débat que vous lancez. Au nord comme au sud, dénoncer l’agression de l’armée russe et les crimes de guerre est un impératif, sans sombrer dans le racisme ni la haine du peuple russe. Ceci ne doit pas nous dispenser de dénoncer l’offensive irresponsable de l’OTAN et de l’Union européenne, ni de considérer avec lucidité les errances du pouvoir ukrainien depuis plusieurs années. Dans cette guerre, ce sont les peuples qui paient le prix fort. Dans ce moment tragique, les réfugiés sont nos sœurs, les peuples opprimés sont nos frères. Nous sommes toutes et tous embarqués sur le même radeau, on ne doit laisser personne se noyer sans rien faire.
Restons unis. La concurrence sanglante des blocs capitalistes n’est pas notre affaire, leur guerre n’est pas la nôtre.

Bien à vous,
Jorge Gajardo

Comité Ukraine Genève

Site internet : http://comite-ukraine.ch/ 

Dons : CH4908390219834003001, Solidarité Ukraine, 1207 Genève, Banque alternative Suisse.
Facebook : https://www.facebook.com/comiteukrainech
Aide humanitaire :  http://detinow.ch/Soutenir-lUkraine/

Plateformes sur lesquelles les gens peuvent mettre une offre d’hébergement:

https://www.shelter4ua.com/ua

https://welcome-ua.com

https://parrainage.refugies.info

Comment aider des réfugiés ukrainiens à Genève? – Genève Bénévolat

gestion_locative_technique_AMIG@hospicegeneral.ch

HELPUKRAINE : comite@helpukrainegeneva.org

L’agence jjk photo met à disposition de nouveaux sujets d’actualité :
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http://www.jjkphoto.ch/poutine_dictateur.htm  manifestation Genève

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http://www.jjkphoto.ch/agent_etranger.htm pour Mémorial

http://www.jjkphoto.ch/article_presse_russie.htm écologie en Russie

http://www.jjkphoto.ch/photo_kiev.htm  promenade dans le Kiev d’avant