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Du 13 au 15 décembre 2013

Texte Michel Beretti et Nathalie Hounvo Yekpé I Mise en scène Bénédicte Wenders
Avec Eliane Chagas, Mariame Darra, Carole Lokossou, Sophie Metinhoué, Nathalie Hounvo Yekpé

Quelque part en Afrique de l’Ouest, une cour commune où des femmes cuisinent, étendent leur linge, bavardent, plaisantent, se disputent, se confient et s’affrontent. Cinq femmes, dont l’âge s’échelonne entre la soixantaine et l’adolescence, et qui ont différentes façons de concevoir l’amour et les relations avec les hommes.

A la fin de l’histoire, les destins des cinq personnages principaux se séparent : Ifèdé, malgré sa position sociale élevée, ne gardera son mari que parce qu’elle le domine et qu’elle a peur de se retrouver seule. Sourou, « la folle de la cour », revivant l’ancienne épopée des Amazones du Dahomey, déclarera la guerre aux hommes. Doukpé continuera de mener une vie d’obéissance et de résignation, tandis que sa fille Agossi partira chercher ailleurs l’amour absolu dont elle rêve. Floris comprendra qu’une femme ne peut entretenir avec les hommes une relation d’égalité que si elle conquiert son indépendance au risque de la solitude.

Si la pièce s’adresse d’abord au public d’Afrique de l’Ouest, elle est aussi destinée au public européen car ce que vivent ces femmes est universel : la jalousie, la tristesse de l’abandon né de l’habitude, l’insatisfaction, l’incompréhension devant l’attitude des hommes pour qui il manque toujours quelque chose à la femme qu’ils aiment pourtant…

Trop de diables sous leurs jupes montre les nouveaux rapports qui se tissent entre les hommes et les femmes, entre le poids de la tradition, la résignation des épouses obéissantes et la liberté des Européennes qui attire et repousse tout à la fois.

Production Atelier Ouverture Azo, Bénin I Coproduction Compagnie FOR

Paroles de comédiennes

« Quand j'étais petite, entre 10 et 12 ans, je disais a ma mère que je serais une femme diplomate de carrière, et que j'allais construire une grande maison ou je logerais mon mari et mes amants pour ne pas subir les humeurs des hommes qui se croyaient tout puissants. Ça la faisait tellement rire, et elle me disait : avec l'âge, tu changeras d'avis. Je n'aimais pas l'image de l'épouse quelle me renvoyait. Femme soumise qui à la demande de mon père a refusé de travailler pour s'occuper de l'éducation des enfants et de la tenue de la maison. Femme au foyer, dévouée à son mari. Et aujourd'hui, c'est l'un des rares couples de leur génération qui est resté  marié et vit en harmonie. Et j'ai compris que la vie de couple, c'est la compréhension, le respect mutuel. Le couple basé sur des calculs matériels inavoués est voué à l'échec. Le paraitre, les artifices et le mensonge conduisent à un manque de confiance et un couple sans confiance n'a pas d'avenir. En un mot, la femme qui veut réussir son foyer doit le construire sur la base du respect mutuel et de la sincérité. La réussite de son foyer  ne peut être un copié-collé du modèle des autres. A chaque couple de construire son bonheur selon ses moyens, ses ambitions et ses réalités dans le respect et la sincérité.  Et surtout la femme ne doit pas subir les humeurs de son mari, dès  les premières dérives, il faut taper du poing sur la table et si le salaud persiste, il vaut mieux ne pas perdre son temps avec lui. Il vaut mieux être seule que d'être mal accompagnée. » Sophie Metinhoue

« Les hommes sont ce qu'ils sont. Et comme c'est un mal nécessaire, on ne peut que faire avec. » Eliane Chagas

« Trop de diables sous leurs jupes apparait dans ma vie à un moment où je me posais déjà plein de questions par  rapport à mes convictions de femme, de mère, d’amie, de compagne…  Dans quelles proportions faut-il taire en soi la voix de la femme ou de l’épouse pour être suffisamment mère ? Ou vice versa ? Jusqu’où faut-il aller dans les sacrifices pour préserver un semblant d’image de cohésion sociale ? Comment être sûr que partir ou rester est la meilleure solution ? Et pour qui ? La femme ? L’épouse ?  Ou la mère, ou même l’homme? Je ne crois pas vraiment au hasard… Je me dis que ce projet forcément va forger une parcelle de moi… enfin j’espère ! Je n’ai aucun doute sur le côté jouissif de cette belle aventure ;  le propos de la pièce est suffisamment riche pour accrocher ! Bien loin du propos sexiste ou féministe, cette balade dans la cour des femmes nous ramène au sujet inépuisé et inépuisable de nous, femmes ; nous, dans notre pluralité ; nous dans notre solidarité, nous dans notre universalité, nous dans notre singularité ; nous avec nos égos... nous, avec nous-mêmes, avec nos hommes, avec nos enfants ; nous avec nos vies alambiquées que nous essayons de vivre ; nous…femmes… tout simplement ! » Carole Lokossou

« Parce que FEMME, naître avec la peine maximale. Des envies refoulées, des plaisirs interdits, la candeur se mêle aux vices, à la cupidité, la hargne d'une vie dans laquelle on finit par se confondre. Parce que FEMME, toujours vivre dans ce que nous sommes. Le rêve interdit, l'innocence avortée dans un environnement où les règles sont préétablies depuis toujours. Le reflet de refus de la place faite à la femme dans la société africaine, le refus de s'enliser dans la monotonie de la femme qui se plait à subir la vie sans la vivre. La quête de l'idéal. Parce que FEMME, supporte et abstient toi. » Mariame Darra

 

Trop de diables...
Carole Lokossou
Éliane Chagas
Mariame Darra
Nathalie Hounvo...
Sophie Metinhou...

Agenda 2016-17

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Découvrez le programme pour les mois de septembre 2016 à avril 2017

 

SEMIRAMIS

3 FÉVRIER 2017

Pour la première fois depuis le XVIIIe siècle et la venue d’Henri Lekain, des sociétaires de la Comédie française reviennent à Ferney et célèbrent son patriarche avec l’une de ses tragédies les plus abouties.

 

 

 

 

 

ateliers & formations

cursus d'art dramatique

Dans le cadre du conservatoire de musique et de danse à rayonnement communal de Ferney-Voltaire, FOR propose deux cycles de formation en art dramatique, sous la forme d’un atelier hebdomadaire à l’intention des 13/19 ans.